Les Clarines Comtoises, spécialités de Franche-Comté

Voici quelques infos sur nos produits (fabrication, historique, zone de production, etc...) :

Le Comté

Plateau de Comté - Photo du CRT

Le Comté est un fromage au lait cru, à pâte pressée cuite.
AOC depuis 1958.

Fabrication :

Collecte du lait : 3.000 exploitations de vaches Montbéliardes ou Simmental française livrent leur lait à 170 fruitières.

Les étapes de fabrication :
Mise en cuve de cuivre, apport de présure naturelle, caillage du lait, découpage du caillé en grains fins, brassage, chauffage à 54°C pendant 30 minutes, soutirage, pressage, passage en cave de préaffinage puis affinage.

450 litres de lait sont nécessaires pour fabriquer 1 meule de 40 kg

Identification : plaque de caséine (plaque verte ovale avec n°) et bandes de marquage «Comté» attribuée en fonction de la notation de la meule (brune pour les notes entre 12 et 15 – verte, portant la mention Extra, pour les notes supérieures à 15)

Description :

Meule de 55 à 75 cm de diamètre.
Talon droit ou légèrement bombé.
Poids entre 32 et 45 kg.

Richesse aromatique : 83 descripteurs d’arômes fréquemment rencontrés, regroupés au sein de 6 grandes familles aromatiques: lactique, fruitée, torréfiée, végétale, animale, épicée.


Santé : riche en phosphore, calcium, sels minéraux, protéines.

Historique :

C’est la rudesse de ces longs hivers jurassiens qui, dès le moyen âge, commande aux hommes de transformer le lait en un fromage « de garde », appelé alors Vachelin. Seuls des fromages de grande taille permettaient une conservation susceptible de répondre aux besoins d’une famille entière pendant toute la saison froide.
La longévité du produit, et sa « bonification » avec le temps, en faisaient par ailleurs un produit exportable hors des limites régionales, et donc susceptible de procurer par l’échange, de nouvelles ressources.

Fromager - Photo du CIGC

Ces grandes meules nécessitant beaucoup de lait (450 litres en moyenne), les fermiers s’unissaient en coopérative et apportaient leur production à la « fructerie », appelée aujourd’hui fruitière (ils faisaient fructifier leur apport individuel). En France, on retrouve au Moyen-Age les premiers documents écrits mentionnant les « fruitières » et le mode de fonctionnement de cette société coopérative. Ces valeurs de solidarité et de partage n’ont jamais été abandonnées, comme n’ont jamais été abandonnés les gestes, les traditions artisanales qui firent du Comté ce grand fromage.
Fort de sa spécificité, de sa valeur culturelle et de son importance économique pour sa région, le Comté fut, en 1958, l’un des premiers fromages à se voir attribuer une Appellation d’Origine Contrôlée.

Zone de production :

Massif jurassien : une partie du Doubs, le Jura et une petite portion de l’Ain et de la Saône et Loire.

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Le Morbier

Part de Morbier

Le Morbier est un fromage au lait cru, à pâte pressée non cuite.
AOC depuis Décembre 2000

Fabrication :

Les étapes de fabrication :
Lait stocké à 4 °C puis réchauffé à 32 °C, ensemencement en ferment lactique, maturation 1 heure, ajout de présure, caillage ½ heure, découpage en grains de la taille d’une cerise, chauffage à 38 °C, délactosage (ajout de la même quantité d’eau salée), extraction par pompage du petit lait, moulage (application du charbon végétal sur une face d’un pain de caillé).
Pressage pendant 1 journée, mise en cave (les meules sont lavées et frottées à l’eau salée 3 à 4 fois par semaine.
Affinage : 45 jours minimum entre 7 et 15 °C.

Description :

Meule de 30 à 40 cm de diamètre.
Poids de 5 à 8 kg.
Raie noire au milieu.
Pâte ivoire, quelques trous.

Parfum franc et fruité, léger goût de crème.

Historique :
Le morbier est né il y a plus de deux siècles. A l’époque on le décrivait comme le « petit frère du Comté », car il était fabriqué l’hiver lorsque le lait ne suffisait plus pour la réalisation des meules de Comté. Il n’a pas été baptisé immédiatement Morbier, et, de ferme en ferme, il a connu bien des prénoms avant d’être nommé définitivement « Morbier » à la fin du 19ème siècle.
En hiver les fermes étant très isolées, les paysans ne pouvaient pas livrer le lait à la fruitière du village. Comme le lait d’un seul troupeau ne suffisait pas à la fabrication des imposantes meules de Comté, les paysans ont alors fabriqué un fromage fermier plus petit, de 8 à 10 kg, en additionnant la traite du matin et celle du soir. Ils faisaient cailler le lait le matin, le mettaient en moule pour ensuite le recouvrir de cendre prise au cul du chaudron, dans le but de protéger le pain de caillé. C’est ainsi que la fameuse raie noire est apparue. Le soir, ils recouvraient la première partie du fromage avec le lait caillé de la deuxième traite.

Zone de production :

Le Doubs, le Jura et quelques communes de l’Ain et de la Saône et Loire.

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Le Bleu de Gex

Bleu de Gex

Le Bleu de Gex est un fromage au lait cru à pâte persillée, non pressée, non cuite.
AOC depuis 1977

Fabrication :

Ecrémage partiel du lait, stockage à 7°C pendant 48 h maximum, réchauffage à 27°C et ensuite ensemencement en ferments lactiques, emprésurage avec présure traditionnelle.
Brassage doux, repos 45 minutes pour la coagulation, brassage de 1 h à 1 h 30 puis repos et évacuation du sérum, moulage dans des moules percés de 36 cm avec toile de jute. Séries de retournement et démoulage après 3 h, salage à sec puis en saloir individuel. Retournement avec évacuation de l’excès de sérum et salage à sec durant 5 à 6 jours.
Affinage : 3 à 4 semaines à 12°C et 80 % d’hygrométrie, piquage pour le développement des moisissures (pénicillium) et retournement tous les 3 à 4 jours

Description :

Meule de 36 cm de diamètre.
Talon 8-10 cm.
Poids : 7,5 kg.

Seul fromage persillé en Franche-Comté
Pâte blanche-ivoire veinée de marbrures bleu tendre

Historique :

Au XIVème siècle des moines originaires du Dauphiné s’installent dans les murs de l’abbaye de St Claude dans le Haut Jura. Ils apportent avec eux la technique de fabrication d’un fromage à pâte persillée qui ne tarde pas à se faire connaître sous le nom de Bleu de Gex Haut Jura, Bleu du Haut-Jura ou Bleu de Sepmoncel.
En témoigne l’histoire locale, il devient, vers 1350, le fromage préféré de Charles Quint, alors maître de la région.

Zone de production :

Une partie du massif du Jura sur 2 départements : Jura et Ain (Pays de Gex) 4 producteurs dont 3 coopératives (3 Jura – 1 Ain)

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Le Mont d'Or

Mont d'Or

Le Mont d'Or, ou vacherin du Haut Doubs, est un fromage au lait cru, à pâte molle légerement pressée, à croute lavée.
AOC depuis 1981

Fabrication :

Le lait utilisé pour la fabrication du Mont d’Or provient de troupeaux laitiers composés uniquement de vaches de race Montbéliarde ou de race Simmental française.
Le lait ne peut être chauffé qu’une seule fois et uniquement au moment de l’emprésurage à une température au plus égale à 40 °C. La coagulation du lait est obtenue uniquement au moyen de présure fabriquée à partir de caillette de veau. Après décaillage, alternance de brassages et de temps de repos pour séparer le caillé et le sérum, soutirage d’une partie du sérum avant moulage.
Moulage, léger pressage, démoulage. Après démoulage, le caillé est cerclé dans une sangle d’épicéa (métier des Sangliers) puis mis dans un bain de saumure (bain de sel).
L’affinage du fromage est conduit dans une cave dont la température ne dépasse pas 15 °C et dont l’hygrométrie est au moins égale à 92 %, sur des planches en épicéa. Les fromages sont retournés et frottés quotidiennement à l’eau salée; la durée d’affinage est de 21 jours.
Les fromages sont mis dans des boites en épicéa dont le format est inférieur à celui du fromage pour faire onduler sa croûte (plis caractéristiques de son berceau montagneux).
Fabrication autorisée du 15 août au 15 mars exclusivement.

Description :

Le fromage a la forme d’un cylindre plat, pesant, boîte comprise, de 480 grammes à 3,2 kilogrammes. Il est généralement commercialisé dans trois formats :

Période de commercialisation : 10 septembre au 10 mai

Le Mont d’Or est un produit convivial à consommer sur un plateau de fromages ou chaud en famille ou entre amis.

Historique :

Le Mont d'Or tire son nom de la plus haute montagne du Doubs qui culmine à 1461 mètres d'altitude.
Son origine est très ancienne. Les premières traces écrites remontent au XVIIIème siècle. Il agrémentait à l'époque la table de Louis XV qui l'aimait pour la finesse et l'onctuosité de sa pâte. A l'automne, les troupeaux regagnaient les étables après avoir passé l'été dans les pâturages. La production de lait devenant moindre et ne permettant pas de fabriquer une meule de comté, les fermiers eurent l'idée de réaliser un fromage de petite taille qui fut baptisé fromage "de bois", de "crème" ou encore "de boëte".

Zone de production :

La production de lait, la fabrication et l’affinage des fromages sont effectués à une altitude au moins égale à 700 mètres. La zone s’étend sur les communes des cantons de Mouthe, Pontarlier, Morteau, Montbenoît, Maîche, Le Russey.

11 ateliers de fabrication/affinage.

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La saucisse (et le Jésu) de Morteau Label Rouge

Fabrication :

La saucisse de Morteau et le Jésu(s) de Morteau Label Rouge sont une préparation d’un mélange de maigre et de gras dur de porc Label Rouge (dont 50% minimum de muscles nobles : épaules, longes, jambons) haché grossièrement et malaxé. Ce mélange est embossé dans un boyau naturel de porc et chevillé à une extrémité avant d’être fumé lentement, exclusivement à la sciure de bois de résineux et sans présence de flamme.
Fumage effectué dans un TUYE, TUE, THUE : pièce aérée surmontée d’une cheminée en forme de hotte pyramidale débouchant sur le toit par un large orifice muni de vantaux. L’évacuation de la fumée par le toit est naturelle (sans propulsion ou extraction artificielle de la fumée).
Fumage : 48 heures minimum.
Marquage : Etiquette avec le logo Label Rouge et le nom du fabricant + un scellé avec le logo Label Rouge.
13 ateliers de fabrication.

Description :

Longueur : environ 20 cm

La saucisse de Morteau Label Rouge : environ 350 à 450 grammes.
Le Jésu(s) Label Rouge : entre 500 g et 1 kilo.

La saucisse est fermée à l’une de ses extrémités par une cheville en bois.
Fumée dans une cheminée appelée Tuyé,Tué ou Thué.

Historique :

Dès le 16ème siècle des documents d’architecture rurale permettent de décrire et localiser les maisons à « tué ». Ces documents montrent qu’à cette époque les paysans utilisaient ce « thué », « tué » ou « tuyé », grande cheminée centrale disposée au-dessus de la cuisine pour conserver la viande en la fumant.
La réputation de la saucisse de Morteau et du Jésu(s) de Morteau est longtemps restée locale et régionale diffusée seulement par les marchands et voyageurs de passage dès le XVIIIème siècle. Elle faisait partie de l’alimentation rurale traditionnelle, plus particulièrement en repas du dimanche et pour le Jésus(s) lors du repas de Noël.
En 1977 elle obtient un signe officiel d’identification de la qualité qui est le Label Régional (actuellement supprimé par l’évolution de la normalisation européenne). En 2006, elle obtient un signe de qualité supérieure, le Label Rouge.

Zone de production :

La Franche Comté

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La véritable saucisse de Montbéliard

Fabrication :

Viande provenant de porcs élevés en Franche-Comté.
Présalage de 24 heures pour la viande sélectionnée. Hachage grossier : 6 mm environ. Malaxage lent au pétrin avec addition des produits complémentaires. Tapage à la main pour éliminer les bulles d'air.
Embossage dans un boyau de porc d'un diamètre de 3 à 4 cm. Etuvage 4 à 5 heures à température ambiante.
Fumage continu lent et léger de 24 à 48 heures par combustion de sciure de résineux (sapin, épicéa) et genévrier en absence totale de flamme. La durée du fumage donne à la saucisse de Montbéliard sa couleur brune et ambrée.
Ateliers de fabrication : 22

Description :

Longueur : 20 cm.
Diamètre : 2,5 à 4 cm.
Poids : 150 à 200 grammes.
Forme légèrement courbée.
Vendue à l'unité ou en chapelets.

Historique :

Dès le XIVème siècle, les paysans de la région de Montbéliard fabriquaient leurs saucisses en utilisant uniquement du gras et du maigre de porc qu'ils assaisonnaient avec de l'ail et du cumin de la région (le carvi). Les saucisses étaient ensuite longuement séchées à la cheminée où l'on brûlait du genièvre et des sarments de vigne.
A la fin du XVIIIème siècle, Georges Cuvier (1769 - 1832 - Biologiste français, promoteur de l'anatomie comparée et de la paléontologie), originaire de Montbéliard se faisait livrer ses saucisses à Paris où il enseignait.
En 1936, des charcutiers de Montbéliard exportaient leurs saucisses de Montbéliard sur les foires et expositions françaises.

Zone de production :

La Franche Comté

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Les Bienfaits du Miel

Miel de Sapin :

Il ne s’agit pas d’un miel de nectar floral mais d’un miel de miellat.
Le miellat est produit par des pucerons qui colonisent les sapins. Il est ensuite butiné par l’abeille. C’est un miel très recherché et malheureusement sujet à des récoltes très irrégulières.
Le miel de sapin est exceptionnellement riche en oligoéléments, antianémique : il est tout particulièrement recommandé pour toutes les affections respiratoires.


Miel de Forêt :

Son origine n'est pas le nectar floral, mais le miellat. Le miellat est produit par des pucerons qui colonisent certains arbres de la forêt. Il est ensuite butiné par l’abeille.
Le miel de Forêt est exceptionnellement riche en oligoéléments, antianémique, il combat la diarrhée chronique.


Miel de Mille Fleurs :

Accentue les fonctions digestives, augmente l'énergie et la force physique, est de diverses fleurs, c’est pourquoi ses arômes et saveurs varient selon la fleur prédominante.
Par ses caractéristiques il est recommandé comme substituant au sucre.


Miel d'Acacia :

Calmant, reconstituant, régulateur intestinal (pour lutter contre la constipation).
Peut être donné à de très jeunes enfants.


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Les Vins du Jura

Les Vins

Les Rouges :

Les Rubis du Jura : tout en finesse et légèreté
Les Rubis du Jura doivent leur grande noblesse aux trois cépages prestigieux qui les composent, seuls ou en assemblage : poulsard, trousseau et pinot noir. Vin à forte personnalité, à la robe lumineuse et aux arômes de fruits rouges, il est rond et charpenté, au nez de petits fruits rouges évoluant vers des notes épicées et de sous-bois.
Le Rosé Corail : Si bon qu’il en rougit !
La robe claire de ce vin traditionnellement vinifié comme un vin rouge est à l’origine de sa dénomination de rosé. Élaboré à partir du cépage Poulsard, que l’on nomme ici Ploussard, il représente 20% de l’encépagement du vignoble jurassien. Un vin qui vous séduit par sa robe, vous enchante d’un nez délicieusement bouqueté de petits fruits rouges.


Les Blancs :

Les Blancs du Jura Typés : Ils ne manquent pas de caractère
Dans le Jura, la vinification des blancs se fait selon les règles classiques. Les différences importantes surviennent au stade de l’élevage du vin. En effet, selon la technique d’élevage, le vin est laissé en tonneau avec ou sans ouillage. Le vigneron peut choisir d’ouiller régulièrement son tonneau, c’est-à-dire de le compléter au fur et à mesure de l’évaporation. L’objectif est de préserver le vin de tout contact avec l’air, qui aurait tendance à l’oxyder. Mais dans le Jura, les vignerons se plaisent à ne pas toujours ouiller leurs tonneaux et donc à provoquer ce travail oxydatif entre l’air et le vin qui développe ces arômes de noix, de noisettes et d’épices douces, cette typicité jurassienne. Les CLarines Comtoises proposent des Blancs non ouillés (d'où leur goût si particulier). Ces blancs typés, sont issus soit de chardonnay, soit de savagnin, seuls ou en assemblage, selon des proportions propres à chaque vigneron (de 10 à 40% de savagnin). L’assemblage se présente sous la forme d’une cuvée spéciale baptisée différemment selon son producteur. Il prend souvent le nom de "tradition".


Le Vin Jaune :

Un vin de roi pour le roi des vins !
Le Vin Jaune fait l’objet d’un élevage spécifique car une fois la fermentation achevée, il doit être conservé au minimum six ans et trois mois en fûts de chêne sans soutirage ni ouillage. Durant son vieillissement, un voile de levures se développe en surface et préserve le vin de l’oxydation en le privant de contact avec l’air ambiant. Ce sont ces levures qui permettent au vin jaune d’obtenir mystérieusement ses caractéristiques organoleptiques si complexes. Une fois le vieillissement terminé, il est mis en bouteille spécifique et unique, appelée "clavelin". Le Clavelin ne contient que 62 cl. Cette originalité s’expliquant par le fait qu’un litre de jus de raisin se réduit globalement à 62 cl de vin jaune à la fin de son vieillissement. Le clavelin est la seule bouteille autorisée pour le conditionnement du Vin Jaune. Vin exceptionnel, certaines de ses bouteilles sont plus que centenaires. La plus ancienne dégustée était de 1774 !


Le Vin de Paille :

Un nectar de patience !
Le vin de paille dispose d’une mention traditionnelle qui traduit une méthode d’élaboration très particulière. On retrouve cette mention pour les AOC Côtes du Jura, Arbois et l’Étoile. Le rendement de base du Vin de Paille est fixé à 20 hectolitres par hectare. Les raisins doivent sécher pendant une durée minimum de six semaines soit sur un lit de paille, dont il tire l’origine de son nom, soit sur des claies, soit suspendus afin de réaliser une sélection des plus beaux grains. L’objectif est d’obtenir une concentration naturelle des baies de raisins. Les locaux de stockage sont aérés mais non chauffés. Entre Noël et la fin février, après pressurage des baies déshydratées regorgeant de sucre, on obtient 15 à 18 litres de moût pour 100 kilos de raisins. Une fermentation lente qui s’achève naturellement donne un vin naturellement doux qui titre entre 14,5° et 17° d’alcool. Il vieillira ensuite trois années en petits tonneaux pour développer ses arômes de fruits confits, pruneau, miel, caramel, ou orange confite.


Le Crément du Jura :

L’AOC Crémant du Jura, l’effervescence d’une appellation
L’aire d’appellation du Crémant du Jura se superpose à l’identique à celle des Côtes du Jura, d’Arbois, de Château-Chalon et de l’Etoile. Les cépages autorisés pour sa production sont le Poulsard, le Pinot noir, le Trousseau, le Chardonnay et le Savagnin. Pour le Crémant du Jura blanc, produit dans plus de 90% des exploitations, le Chardonnay doit représenter au moins 50% de la cuvée. Pour le Crémant du Jura rosé, le Poulsard et le Pinot noir doivent aussi représenter au moins 50% de la cuvée. Les raisins, obligatoirement vendangés à la main, sont transportés en caisses percées, et pressurés par grappes entières. Depuis sa création en1995, la production de Crémant du Jura a progressé régulièrement pour atteindre environ 16% de la production totale AOC jurassienne, sur une surface de 210 hectares soit 15 000 hectolitres en moyenne par an.


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Les Cépages

Le Chardonnay :

Originaire de Bourgogne, il a trouvé dans le Jura une autre terre d'accueil et ce depuis le 14ème siècle. Il est aussi le plus répandu avec un taux d'occupation de 45 %. C'est un plant d'acclimatation et de culture assez aisées. Ses feuilles sont moyennes, minces et légèrement ciselées. Ses grappes et ses grains sont plus gros que le savagnin. Sa maturité à mi-septembre est d'un jaune d'or éclatant. Il est également très sucré. Il est aussi quelquefois associé au savagnin pour obtenir un vin plus corpulent.
Caractériques : Employé seul, le chardonnay donne des vins très floraux, fruités et gouleyants.


Le Trousseau :

Ce comtois est le plus rare autant que le plus capricieux (5 % du vignoble). Il trouve ses terres de prédilection également dans le vignoble nord, sur des sols graveleux donc chauds. Ses grains d'un noir intense, oblongs, de grosseur moyenne et charnus ont une saveur très sucrée. Ses grappes sont presque cylindriques.


Le Pinot Noir :

C'est le 2ème cépage "emprunté" à la Bourgogne, quoique le vignoble d'Arlay l'utilisât déjà depuis le 15ème siècle. C'est souvent le premier cépage à parvenir à maturité. Ses feuilles sont de taille modeste, de même que ses grappes qui donnent l'impression d'être "ramassées". Ses fruits très noirs sont très savoureux Assez tardif, il génère un vin rouge à la robe intense qui avec quelques décennies en cave rivalise avec les plus grands Bordeaux et Bourgognes. II est toutefois assez méconnu.


Le Savagnin :

C'est le cépage chéri des vignerons du Jura. Celui qui, marié aux marnes bleues et noires du lias, engendre le vin jaune. D'ailleurs il n'y guère que dans le Jura qu'il est aussi doué. Il représente 15 % de l'encépagement. Cousin du "Traminer" de la vallée du Rhin, son nom proche de "sauvage" voudrait dire qu'il a été pris parmi les populations de vignes sauvages. Ce sont les chanoinesses de Château-Chalon qui l'ont acclimaté. Le Savagnin est de vigueur moyenne. Ses feuilles sont rondes ou à 3 lobes peu marqués et de taille moyenne. Ses grappes sont courtes, ses raisins charnus, petits et ronds. Il est celui qui est vendangé le dernier souvent fin octobre, lorsque ses fruits prennent "le bronze".
Caractériques : Sa saveur est très sucrée, fine autant que délicate.


Le Poulsard :

Assez tardif, il génère un vin rouge à la robe intense qui avec quelques décennies en cave rivalise avec les plus grands Bordeaux et Bourgognes. Il est toutefois assez méconnu. Il est l'enfant chéri du vignoble Nord où il donne des vins rouges "clairets" étonnants. Il est typiquement jurassien et doit son nom à la "Pelousse", sorte de baie sauvage comestible. Il représente 20 % de la surface plantée. Ce cépage précoce possède de grosses feuilles largement découpées. Il produit des grappes assez importantes avec des fruits ovoïdes qui ne le sont pas moins. Sucré, juteux, c'est aussi un raisin de table étonnant. Utilisé seul, le Poulsard est un vin rouge clair que l'on pourrait prendre pour un rosé. Il n'en est rien car il est vinifié comme un rouge. Son vin se boit relativement jeune. Léger, il a un nez sauvage qui évoque le sous bois. Il est de surcroît très fruité.
Caractériques : Léger, très fuité


Ces données proviennent du site : www.jura-vins.com


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